2016

Rally van Haspengouw - Freddy Loix vainqueur d’une ouverture prometteuse

Le Championnat de Belgique des Rallyes 2016 a vécu une ouverture très prometteuse ce week-end dans le cadre du Rally van Haspengouw. Bien aidée par une météo favorable, le soleil ayant été de la partie toute la journée, l’épreuve a offert un beau suspense aux très nombreux spectateurs ayant épuisé le stock de cartes d’entrée disponible. 

Jamais le Rally van Haspengouw n’avait rencontré un tel succès de participation (108 engagés). Jamais, il n’avait donné lieu à une lutte aussi serrée. Au bout du compte, il fallait bien un vainqueur et c’est Freddy Loix qui, avec Johan Gitsels, a finalement émergé grâce à une dernière boucle très convaincante où le Champion de Belgique en titre a certainement tiré le meilleur de sa Skoda Fabia R5. 

Mais Kris Princen et Chris Van Woensel, qui ont complété le podium, méritaient sans doute tout autant la victoire. Avec Peter Kaspers, le pilote Peugeot a été le premier leader de l’épreuve, menant les débats pendant deux spéciales. Il est resté leader en R5 jusqu’au début de la 2ème boucle. 

Une boucle durant laquelle on a assisté à un passionnant chassé-croisé entre Princen et Loix. Après les multiples problèmes de l’an dernier, l’équipe Peugeot se contente néanmois volontiers de la 2ème place. Idem pour Chris Van Woensel et Rik Snaet, déjà heureux de rejoindre enfin pour la première fois l’arrivée d’une épreuve nationale avec la Mitsubishi Lancer WRC05. A priori, l’équipe était la plus forte. Après un départ prudent, Chris a signé trois scratches d’affilée et pris la tête de l’épreuve dès l’ES 3. Hélas, un embrayage défaillant en fin de 2ème boucle lui a valu une pénalité de 20’’ qui a mis fin à ses espoirs de victoire. 

Un quatrième larron soutenait la comparaison avec ce beau trio de tête. Bien que grippé, Vincent Verschueren ne concédait, pour ses débuts sur la Skoda Fabia R5 de Godrive, que 17’’ au leader au terme de la 1ère boucle. Mais dans la 2ème, il était victime d’un bris de roulement qui lui coûtait une petite minute et l’obligeait à se contenter de la 5ème place. 

Quelques autres pilotes de R5 ont été moins heureux encore. Philippe Stéveny est sorti de la route dans l’ES 1, Jourdan Serderidis est parti en tonneaux dans la 2 et Cédric Cherain a arraché une roue de sa Ford Fiesta R5 Evo au milieu de la dernière boucle, sans avoir impressionné. Tout profit pour le Néerlandais Bob de Jong dont la régularité a été récompensée par une belle 5ème place. Derrière, Jonas Langenakens livrait une belle prestation avec sa Mitsubishi Lancer Gr.N mais il a été stoppé par une fuite d’huile dans l’avant-dernier chrono. Marc Streel aurait dû en profiter sur la voiture sœur mais il est sorti dans la dernière spéciale. 

Tout profit pour Guino Kenis, 6ème pour sa première course sur la Mini WRC trop pénalisée à son goût par la bride de 30mm, et surtout pour Patrick Diels, vainqueur de la première manche d’une M-Cup bien peuplée avec 15 concurrents au départ. Diels y a devancé Franky Boulat et Kurt Braeckevelt. 

Même s’il a été en R2 par Steven Dolfen, Joaquim Wagemans a largement dominé les débats dans le classement Junior, s’imposant devant Sébastien Bedoret et Jelle Vermeiren. En Historic, Glenn Janssens ayant été d’emblée retardé par une crevaison et puis contraint à l’abandon, Robin Maes a émergé pour ses débuts sur sa ‘’nouvelle’’ BMW M3 E30, assez nettement devant Dirk Deveux et Wim Soenens.

Loix, Duval et Schoonbroodt : le Spa Rally 2016 s’offre de beaux vainqueurs !

Freddy Loix (Belgian Rally Championship) et François Duval (Belgian Historic Rally Championship)  ont fait honneur à leur titre de favoris de la deuxième édition du Spa Rally : ils se sont imposés dans leur catégorie respective au terme d’une course à la fois brillante et régulière. Jusqu’au bout, leurs challengers ont pourtant maintenu la pression, contribuant à faire de ce deuxième rendez-vous de la saison une totale réussite sportive, doublée d’un beau succès populaire. Des milliers de passionnés ont en effet savouré le spectacle tout au long d’un parcours qui a fait l’unanimité, prouvant ainsi que l’histoire d’amour entre Spa et le rallye n’est pas près de se terminer. 

Reparti samedi matin avec une avance minime sur Kris Princen, Freddy Loix a d’emblée adopté un tempo très élevé afin de faire le break. Au premier retour à l’assistance, il avait creusé un écart dépassant la vingtaine de secondes et il a ensuite augmenté légèrement son avantage pour le porter finalement à une bonne demi-minute. 

Jamais pourtant il n’a pu se permettre d’assurer le coup : « Cette victoire prend un relief tout particulier car elle est conquise au terme d’un rallye stressant pour moi », commentait-il en descendant du podium. « J’ai eu beau attaquer au maximum, je ne suis jamais parvenu à distancer définitivement Kris. Durant l’après-midi quand j’ai légèrement levé le pied dans le secteur le plus exigeant, il m’a repris 3 secondes… Donc, j’ai réagi immédiatement. C’est comme ça que j’aime le rallye : la bagarre à coups de secondes ! Je terminerai en soulignant combien j’ai été séduit par le parcours qui, à part l’une ou l’autre portion de terre, était absolument superbe et terriblement sélectif. Des spéciales pareilles, on en redemande ! » 

Jusqu’au bout, Kris Princen s’est battu pour tenter de faire trébucher le champion de Belgique. Ayant perdu un peu de temps samedi matin, le représentant officiel de Peugeot Belgique Luxembourg avouait – malgré… une sévère extinction de voix – qu’il n’aurait pu faire mieux : « A la régulière, je ne vois pas comment j’aurais pu battre Freddy », expliquait-il en s’extrayant de sa belle 208T16 R5. « J’attends avec impatience la prochaine évolution qui apportera une quinzaine de cv supplémentaires à ma monture. Cela dit, cette 2ème place me convient car elle a été acquise de haute lutte après un terrible duel sur un terrain superbe. » 

A l’arrivée, 35’’6 précisément séparaient « Fast Freddy » de son challenger tandis que la 3e place est revenue à Vincent Verschueren qui a pris en fin de course la mesure de Xavier Bouche. Disposant chacun d’une Skoda Fabia R5, les deux hommes se rejoignaient pour souligner combien le duo de tête apparaissait pour l’heure difficile à battre : « Freddy et Kris s’appuient sur une grosse expérience au volant d’engins aussi performants que ces R5 et pour espérer les battre, il importe d’accumuler des kilomètres afin d’en cerner précisément les limites. Cela se fera au fil des prochains rallyes… » 

Concluant le top 5, Cédric De Cecco a rempli son objectif pour ses débuts sur la Peugeot 208T16 R5 : « Quelle auto fabuleuse ! », confiait-il avant de franchir le podium. « J’ai suivi mon plan de bataille en m’efforçant de la découvrir progressivement et je suis fier d’avoir signé deux 3èmes temps ce samedi. Là, j’éprouve juste un regret : celui de devoir rendre un jouet absolument fabuleux… dont j’espère pouvoir disposer à nouveau le plus vite possible. » 

Après un galop d’essai au Condroz, Guillaume Dilley retrouvait la DS3 R5 et une nouvelle fois, il a  en fait excellent usage. Guidé par l’expérimenté Stéphane Prévot, le jeune Brabançon a rallié l’arrivée en 6ème position après avoir connu quelques mécomptes : deux passages difficiles dans le brouillard de La Reid, un souci de pédale de freins bloquée par… un écrou de fixation d’extincteur épris de liberté, et une crevaison. Le bilan final reste cependant largement positif, le sociétaire du Citroën Belux Junior Team ayant engrangé en deux jours une expérience qui se révélera très profitable lors des prochains rendez-vous.  

Au classement final, le champion de Belgique R3 précède Benoît Allart et Eric Cunin (tous deux sur Skoda Fabia WRC) auteurs chacun de plusieurs chronos d’excellente facture, puis Michael Albert et Anthony Martin, meilleurs représentants du clan Mitsubishi sur leurs Evo9. Au tableau d’honneur du BRC, on rangera encore Stéphane Hermann (Fiat Punto) souverain en 2 roues motrices après avoir signé plusieurs performances « décoiffantes », Frédéric Bouvy (Porsche 997) lauréat en RGT et excellent 13ème de la hiérarchie absolue,  les régionaux Fabrice Jehenson (Renault Clio) et Antoine Luxen (Peugeot 205) épatants sur leurs petites tractions, et Amaury Molle (Opel Adam) meilleur Junior. 

Duval au rendez-vous 

Comme l’épreuve « moderne », la joute réservée aux voitures historiques a tenu les spectateurs en haleine. De retour dans une région spadoise où il a souvent brillé, François Duval y retrouvait une Ford Escort RS aux couleurs Gordon. Opposé à plusieurs excellents challengers disposant de Porsche 911, le vainqueur du rallye d’Australie 2005 a répondu à l’attente… et ne regrettait pas le déplacement : « J’étais venu au Spa Rally pour me faire plaisir et j’ai pleinement atteint cet objectif. J’ai vraiment pris mon pied sur ce parcours rapide, technique et rendu très piégeux par une météo plus hivernale que prévu. En plus, j’ai dû attaquer jusqu’au bout car les gars en Porsche ne m’ont laissé aucun répit. » Effectivement, Bernard Munster, François De Spa et Jean-Pierre Van de Wauwer sont restés jusqu’au bout à l’affut derrière le favori. Si le premier nommé a payé au prix fort une crevaison et des soucis de crémaillère de direction (il finit 5ème), les deux autres ont terminé dans cet ordre derrière le pilote de l’Escort malgré quelques mécomptes (atterrissage brutal après un jump pour l’un, mauvais choix de pneus et… trafic dans une spéciale-show pour l’autre). Se maintenant dans le sillage des meneurs, Geoffrey Leyon (Ford Escort RS Mk1) a conquis une belle 4e place qui aurait pu revenir à Pieter Jan Maeyaert  (Ford Escort RS Mk2), hélas sorti de la route en vue de l’arrivée alors qu’il se donnait à fond pour tenter de conquérir la médaille de bronze. 

Schoonbroodt-Gehlen souverains 

Trois rallyes en un seul : ce Spa Rally accueillait aussi les fans de régularité parmi lesquels Gaetan Schoonbroodt – bien guidé par François Gehlen à bord d’une belle Ford Escort RS – s’est montré le meilleur. Pointé très tôt en tête, alors que deux favoris avaient disparu (sortie pour Christian Crucifix, incendie pour Daniel Reuter), Schoonbroodt s’est nettement imposé devant Pascal Gonin (drivé par Marc Sevrin sur une BMW 2002 Tii) et François Destrée (épaulé sur sa Volvo Amazon par Frédéric Van Rijckevorsel). Le rideau est tombé sur cette deuxième édition du Spa Rally qui a pleinement répondu aux attentes. Mieux encore qu’en 2015, l’équipe de DG Sport a gagné son pari… et elle prend date pour 2017 : le troisième Spa Rally est déjà lancé !

TAC Rally - Trois sur trois pour Freddy Loix

Alors que la météo avait été clémente depuis le matin, les premières gouttes de pluie faisaient leur apparition précisément au moment owù les premiers concurrents repartaient de l’espace d’assistance à Tielt pour s’en aller disputer les deux dernières des 14 spéciales au programme de la troisième manche du Championnat de Belgique. 

Leader de la première spéciale à l’issue du neuvième chrono avant de céder face aux assauts de Freddy Loix, Kris Princen espérait de nouveau inverser la tendance après avoir opté pour des pneus retaillés au maximum et les gommes les plus tendres. Mais ce n’était pas suffisant puisque Freddy Loix augmentait son avance dans l’ES13 avant de s’imposer au final avec 6"4 d’avance. 

"J’ai attaqué très fort depuis ce matin pour rattraper les quelques secondes laissées à Kris au matin quand j’avais choisi des pneus trop tendres," souriait Freddy, bien parti pour se succéder à lui-même au Championnat de Belgique avec ce troisième succès en autant d’épreuves cette année. 

"Une fois encore, la bataille fut belle face à Kris et le suspense a duré jusqu’au bout avec cette pluie que l’on attendait. Depuis que je roule en Championnat de Belgique, je n’ai jamais dû attaquer aussi fort que cette saison de la première à la dernière spéciale. Je me régale." Même s’il devait une fois encore laisser la victoire à son adversaire et se contenter de la deuxième place comme à Landen et à Spa, Kris Princen ne nourrissait pas réellement de regrets : "Non, car je me suis donné à fond du début à la fin. Mon choix de pneus était le meilleur pour la toute dernière spéciale, mais pas la longue juste avant… Je devais tenter quelque chose. Il a commencé à pleuvoir quelques minutes trop tard." 

Pour la troisième place, la bataille a fait rage toute la journée entre Kevin Demaerschalk et Vincent Verschueren. Auteur d’un meilleur temps dès la deuxième spéciale, Kevin Demaerschalk réalisait deux premières boucles meilleures que le pilote de la Skoda Godrive, qui commettait deux légères erreurs. Et si Verschueren parvenait à reprendre l’avantage après un tête-à-queue du pilote de la DS 3 R5, le jeune représentant du Citroën Belux Junior Team terminait en force et récupérait in extremis la troisième place sous la pluie de la dernière spéciale. "J’avais entamé le rallye en voulant surtout me donner le temps de comprendre la voiture et j’étais évidemment ravi de mes chronos en première boucle," souriait le jeune pilote de Hoeilaart. "À chaque assistance, avec mon ingénieur, nous avons essayé de faire évoluer petit à petit le set-up pour que la voiture soit encore plus performante. Et ce que nous avons fait pour les derniers chronos m’a bien aidé pour parvenir à récupérer cette troisième place. C’est une excellente manière d’entamer vraiment ma saison après la déception de Spa." 

Après les abandons de Claudie Tanghe, sorti de la route dans l’ES5 avec sa Fiesta R5, de Bert Cornelis et sa VW Polo Super2000, mais aussi les retraits de Paul Lietaer (Ford Escort) et Dirk Vermeirsch (Sierra Cosworth), qui ont mené les débats en Historic, la cinquième place finale est revenue au spectaculaire Hans Weijs, victorieux en M-Cup sur la puissante BMW 130i de Schmid Racing. 

En Historic, la victoire est revenue à Stefaan Stouf et sa Porsche devant l’Opel Ascona 400 de Rainer Hermann et la 911 de Glenn. En Junior, Jelle Vermeire est finalement venu à bout de Romain Delhez.

Rallye de Wallonie - Freddy Loix en route vers un 7ème titre

La 33e édition du rallye de Wallonie s'est déroulée ce week-end du 1er mai dans des conditions très difficiles liées à la météo. Plus de 40 équipages ont renoncé sur les 109 équipages au départ, parmi lesquels Kris Princen et François Duval, deux des favoris, qui ont laissé Freddy Loix cueillir un 4e succès cette saison et faire un grand pas vers un... 4e titre consécutif ! 

Le rallye de Wallonie a présenté, ce week-end, le plus beau plateau du championnat de Belgique des rallyes (BRC) depuis le début de saison. Parmi la vingtaine de voitures de pointe au départ, on dénombrait notamment 13 R5, 4 RGT et 4 WRC et plus d'une dizaine de candidats au podium final. Une météo exécrable s'était aussi invitée - ce qui n'a pas découragé le public ! - et n'a pas manqué de provoquer de multiples rebondissements. 

A commencer par le retrait très précoce de Kris Princen, 2e du général après son meilleur temps dans l'ES3 avant de partir en tonneaux dans la spéciale suivante. La course perdait un ténor mais le championnat sans doute aussi... Très en verve sur les pentes de la Citadelle vendredi soir, François Duval - qui retrouvait le volant d'une voiture de pointe 3 ans après - n'avait pas attendu ce retrait pour occuper la tête de la course avec sa DS3 R5. Position qu'il conforta durant les deux premières boucles – inondées – du samedi (et 5 meilleurs temps) pour porter son avantage à plus d'une demi-minute sur Freddy Loix. Partagé entre l'envie de viser la victoire et l'opportunité de prendre une vraie option sur le titre en jouant placé, celui-ci relançait le suspense dans l'ultime boucle de la journée en alignant 3 « scratches » pour revenir à 22 secondes. 

« Dudu » ne tardait pas à réagir signant son 7e meilleur temps dans Wartet... avant de sortir pour le compte dans le dernier chrono du jour... offrant une voie royale à son adversaire qui s'est ensuite « contenté » de gérer sur les spéciales ensoleillées du dimanche son avantage d'une cinquantaine de secondes par rapport à Xavier Bouche pour signer, en tête d'un quatuor de Skoda, une 4e victoire consécutive cette année dans le BRC, un 4e podium consécutif au rallye de Wallonie et prendre une belle option sur un... 4e titre de champion de Belgique ! 

« Oui, ce dimanche, j'ai évidemment géré » souriait le vainqueur au retour final à Jambes. « Mais samedi, fin de journée, certains chronos de mes adversaires m'ont embêté et j'ai voulu réagir ! »

Duels multiples pour les accessits


Ce n'est pas parce que Duval et Princen ont abandonné, laissant Freddy Loix trop seul, qu'on s'est ennuyé ce dimanche. La 2e place a été l'objet d'une lutte très serrée entre trois pilotes. Séparés par 20 petites secondes samedi soir, Xavier Bouche, Vincent Verschueren et Guillaume Dilley, dans l'ordre, avaient tous le même objectif... Désavantagé par la vitesse de pointe de sa DS3 (179km/h pour 204 aux deux Skoda Fabia), le plus jeune n'a pu que garder le contact avant de renoncer à mi-journée, embrayage cassé au refueling... laissant Benoît Allart et sa « vieille » Skoda Fabia WRC, qui ont signé 3 meilleurs temps, rééditer sa belle 4e place finale de l'an passé tout en étant aux premières loges pour assister au duel entre les deux Fabia R5 de Bouche. Mais, au contraire de Spa, celui-ci a, cette fois, résisté jusqu'au bout, mais pour à peine plus d'une seconde, à Vincent Verschueren, qui a pourtant tout tenté ! Au vu de ses deux meilleurs temps réalisés en début de course et sa 3e place générale provisoire lorsqu'il a à nouveau été trahi par sa Mitsubishi Lancer WRC05 (transmission dans l'ES10), il ne fait aucun doute que Chris Van Woensel aurait eu son mot à dire parmi les précédents... D'autres duels ont tenu les spectateurs et suiveurs en haleine. Comme celui entre les Fordistes Xavier Baugnet et Adrian Fernémont qui disposaient tous deux de Fiesta R5 2015. Rapidement dans le top 10, ces deux-là ont finalement joué la 5e place, tout le mérite revenant au local Fernémont, chaussé de Yokohama, qui a brillamment découvert en course le pilotage d'une R5 pour terminer à 7 petites secondes de son expérimenté adversaire, ou entre Stéphan Hermann et Fred Bouvy, 8e et 9e, qui alignaient des voitures aux antipodes l'une de l'autre. Avantagée le samedi sous la pluie, la « petite » Fiat Punto HGT du talentueux germanophone, victorieux en NCM, a finalement tenu tête à la surpuissante Porsche 997 GT3 d'un Bouvy, décidément à l'aise partout, bien revenu le dimanche et qui a empoché la victoire en RGT. A l'opposé, Olivier Collard et Tom Van Rompuy ont plutôt livré des prestations isolées, le premier, rapidement débarrassé de Michaël Albert, s'imposant largement dans le peloton des Mitsubishi et décrochant une belle 7e place, le second complétant, à son rythme, le top 10 au volant de l'unique DS3 R5 rescapée suite aux retraits des autres exemplaires de Jordan Scaillet (touchette), Laurent Léonard (mécanique) et Kevin Demaerschalk (mécanique)...

Sezoensrally - Freddy Loix s'impose au terme d'une journée parfaite

Cinquième manche du Belgian Rally Championship, la 40ème édition du Sezoensrally s'est jouée dès la première boucle, samedi matin. Leader du championnat et chargé d'ouvrir la route, Freddy Loix entamait l'épreuve en alignant une série de chronos impressionnants. Jamais ses concurrents n'allaient réussir à se rapprocher de lui. Au final, Freddy Loix s'imposait avec une avance de 50" sur Kris Princen, encore une fois deuxième sur sa Peugeot 208 T16. 

"D'habitude, je démarre toujours un peu moins bien que Kris, mais cette fois, j'étais décidé à attaquer dès la première spéciale. En première boucle, j'avais l'avantage de disposer d'une route plus propre. Au deuxième passage, je savais que je devrais composer avec les graviers ramenés par les voitures de la catégorie Historic. Mon plan a parfaitement fonctionné puisque nous avons terminé la première boucle avec une avance de 22". Finalement, ce fut même la victoire la plus facile de la saison puisque nous n'avons jamais été menacés. L'avantage, c'est que je pourrai attaquer à fond à Ypres. Même un score vierge dans le Westhoek ne serait pas dramatique dans l'optique du titre," souriait Freddy Loix.

Pour la deuxième place, la bagarre fut intense. Bien parti pour assurer un doublé Skoda, Vincent Verschueren sortait de la route au cours de la dernière boucle, dans la spéciale de Goolder (ES 12), devant finalement se contenter de la 4ème place. 

"Dans le dernier virage, j'ai dû faire un écart à cause d'une taque qui s'était détachée. J'ai dévié de ma trajectoire et la voiture a décroché brutalement. Nous sommes sortis de la route en marche arrière. J'ai cru que ma course s'arrêtait là. Mais après une petite minute, nous avons réussi à repartir. Sans cette faute, nous aurions battu Princen malgré nos problèmes de surchauffe lors de la deuxième boucle," expliquait Vincent Verschueren, montrant ainsi qu'il est prêt pour Ypres.

Kris Princen terminait donc finalement deuxième. Mais ce résultat ne pouvait satisfaire le principal challenger de Freddy Loix: "J'ai donné tout ce que je pouvais. Nous avons pris des risques. Dans la spéciale de Steenberg, j'ai failli sortir trois fois. Et pourtant, je ne parvenais pas à faire les mêmes chronos que Freddy. Nous devons reconnaître que nous sommes un peu courts," reconnaissait Kris avec honnêteté. 

Comme l'an dernier, la troisième marche du podium revenait au jeune Irlandais Stephen Wright, encouragé à participer à ce rallye par son copilote occasionnel, Eddy Smeets, lui-même membre du club organisateur, le RT Moustache. "Je n'aurais jamais cru pouvoir réaliser ce résultat. Surtout que nous avons battu Patrick Snijers, réalisant au passage un meilleur temps. C'est un résultat inespéré," jubilait Stephen Wright, qui battait à voiture égale Patrick Snijers. 

Pour la première fois secondé par Cindy Verbaeten, le Limbourgeois défendait ce samedi les couleurs de Car Cave: "Je ne peux pas être mécontent de notre course. Il ne faut pas oublier que je n'avais plus roulé depuis quasiment un an et que je connaissais très peu la Fiesta R5. Loix, Princen et Verschueren ont plus d'un an d'expérience en R5. Je manquais simplement de rythme. J'espère malgré tout pouvoir aligner cette Fiesta R5 Evo à Ypres." 

Derrière les ténors de la catégorie R5, Guino Kenis plaçait au sixième rang sa Mini WRC, entièrement révisée. Il devançait Tom Van Rompuy, Steve Bécaert et Hein Jonkers. Le top 10 était complété par Patrick Diels, lauréat de la M Cup. Du côté des Juniors, Polle Geusens était clairement le plus rapide. Mais en début de course, le pilote de Lommel était ralenti par des soucis d'injecteurs. Jelle Vermeire rencontrant aussi des soucis de moteur et de freins, 

Romain Delhez remportait aisément le classement du Junior BRC ainsi que le BRC Award. En Historic, personne n'a été en mesure d'inquiéter Dirk Deveux, qui imposait sa Ford Escort malgré une erreur dans l'ultime spéciale. Robin Maes terminait deuxième devant Stefaan Prinzie.

Kenotek Ypres Rally - Freddy Loix gagne! Chapeau bas l’artiste…

L’an dernier, on pouvait dire que Freddy Loix avait été la chercher sa 10e victoire à Ypres. Mais cette année aussi ! Avec un plateau tel que celui qui était présenté, la vitesse imprimée, sans commettre d’erreur, par les Français Bouffier et, surtout, Lefebvre, Freddy n’a pas vraiment eu l’occasion de se détendre. En revanche, il est consternant de constater à quel point les participations du pilote Škoda à Ypres se déroulent toutes de la même manière. Chaque fois c’est pareil. On dirait que tout est prévu ainsi. Une machine bien rodée. Une stratégie infaillible… 

La concurrence montre les dents pendant que Freddy Loix semble avoir du mal à suivre. En fait, il calque son rythme et laisse faire devant, en prenant bien soin de ne pas mettre les roues n’importe où et à n’importe quel prix. Quitte à laisser la vedette à la concurrence, qui elle n’hésite pas à tenter le diable. 

Puis, à mesure que s’égrènent les kilomètres, les petites fautes arrivent. La concurrence ; pas Freddy ! Les secondes perdues s’accumulent. Puis le couperet tombe. Abandon ou perte de temps conséquente. Bon, d’accord, ce scénario ne se vérifie pas tout à fait cette année, puisque c’est la mécanique de la DS3 R5 (boîte de vitesses… comme Bryan Bouffier !) qui a décidé d’interrompre le sprint effréné de Stéphane Lefebvre, mais il n’empêche que les deux Français ont commis quelques petites fautes, là où Freddy ne l’a pas fait ! Au final, le déroulement des choses reste le même : une construction futée et patiente de la victoire. 

Voilà comment le pilote de la Škoda Fabia R5 engagée sous la bannière de l’importateur belge de la marque tchèque est parvenu à signer ce remarquable record de 11 victoires sur cette épreuve si spécifique, si éprouvante, si impitoyable. Sans oublier ce 6e succès consécutif de la saison ! Et le nouveau titre belge dont il est désormais déjà assuré. Chapeau bas l’artiste… 

Cela dit, d’année en année, la concurrence s’affute. Les petits jeunes – et les moins jeunes – poussent. De plus en plus fort. De plus en plus loin. Bryan Bouffier et Stéphane Lefebvre en sont les parfaites illustrations. Il s’agit du reste de souligner la performance du Nordiste, qui en vitesse pure était aujourd’hui tout simplement intouchable. Côté Belge, et en dépit de la 2e place – inespérée ! - de Kris Princen (Peugeot 208 T16), on retiendra surtout les performances de Vincent Verschueren (Škoda Fabia R5) et Bernd Casier (Ford Fiesta R5). Malade en fin de parcours, le premier – très méritant vu ces circonstances - a accumulé les petites erreurs sur les derniers chronos, au point de tomber d’un podium qui lui semblait dévolu, précisément au profit de Casier. Une belle récompense pour ce dernier, tant il est vrai qu’il a souvent été malchanceux ici, d’autant que ses participations en rallye se font rares. Ce qui ne donne que plus de valeur à cette prestation, qu’il ponctue d’un scratch sur l’ultime chrono.

Autre retour sympa, celui de Pieter Tsjoen (Ford Fiesta R5), qui a repris le volant avec un certain succès. Et puis il y a Claudie Tanghe (Ford Fiesta R5), qui doit finalement s’imposer face à Jaromir Tarabus (Škoda Fabia R5) au terme d’un duel qui fut passionnant, l’un et l’autre se passant et se repassant plusieurs spéciales durant. 

Au final, 7 Belges figurent dans le top 10 (Tanghe est bien Belge, mais il roule avec une licence française), dont 3 sur le podium. Nous nous en voudrions aussi de ne pas épingler les progrès enregistrés par Ghislain de Mévius, qui roulait pour la première fois sur asphalte avec sa Škoda Fabia R5, ceci en vue de se faire un peu d’expérience avant le Deutschland. Sa fin de parcours l’a vu signer quelques temps encourageants dans le top 10. 

A épingler également la magnifique 13e place finale Marijan Griebel, qui devance finalement d’une trentaine de secondes l’autre Opel Adam R2 de Christopher Ingram (14e) et remporte la catégorie RC4. Tim "Van Parijs" De Bock (Porsche 911 GT3 Cup) fait de même en RGT N En résumé, passionnant d’un but à l’autre et comme toujours riche en rebondissements, la 52e édition du Kenotek Ypres Rally a tenu toutes ses promesses. Et le public l’a bien compris, il faisait noir de monde au cœur de la Cité des Chats et le long des spéciales. Vivement l’année prochaine !

Omloop van Vlaanderen - Chris Van Woensel magistral à Roulers

Septième épreuve du Championnat de Belgique des Rallyes, le ConXioN Omloop van Vlaanderen promettait d'être particulièrement ouvert. Le nouveau Champion de Belgique, Freddy Loix, victorieux des six manches précédentes du championnat, était en effet absent à Roulers. Dès lors, la voie était libre pour d'autres candidats à la victoire. Mais au final, personne ne fut en mesure de rivaliser face à Chris Van Woensel et sa Mitsubishi Lancer WRC05. 

Le pilote de Schriek a pourtant continué à attaquer jusqu'au dernier mètre pour vaincre Vincent Verschueren et Bernhard Ten Brinke, qui disposaient de Skoda Fabia R5 bien plus récentes. Chris Van Woensel remportait ainsi 2ème victoire au niveau national après son succès en 2002 au Rallye de Wallonie. "Cette deuxième victoire est plus belle à mes yeux," savourait Chris, qui a célébré au mois de février son 50ème anniversaire. "En 2002, le niveau du Championnat de Belgique était moins relevé. Ce week-end, le plateau était vraiment de qualité avec au départ Kris Princen, le pilote officiel de Peugeot Belux, Vincent Verschueren, actuellement troisième du championnat, et encore d'autres R5, pilotées notamment par trois Champions des Pays-Bas. Cette victoire me fait vraiment très plaisir. Nous roulons avec cette Mitsubishi depuis deux ans et nous n'avions pas encore eu beaucoup de réussite. Cette année, nous étions en tête au Haspengouw et au Rallye de Wallonie quand la mécanique a fait des siennes. Je suis donc resté très tendu jusqu'à l'arrivée. C'est un énorme soulagement pour toute l'équipe. À certains moments, nous avons eu le moral dans les talons avec tous ces problèmes. C'est aussi un soulagement pour nos partenaires, qui ont continué à croire en notre projet." 

Pointé comme favori, Kris Princen se faisait surprendre après seulement 400 mètres dans la première spéciale, vendredi soir, Le pilote Peugeot perdait 9 minutes dans un fossé. Il allait finalement terminer à la 12ème place. Une mauvaise affaire évidemment pensait-on pour sa deuxième place au championnat.  

Troisième du classement avant ce rallye, Vincent Verschueren hissait sa Skoda Fabia R5 verte à la deuxième place de l'épreuve. Mais Verschueren était trahi par sa mécanique… À l'entame de la dernière boucle, sa Fabia R5 refusait de démarrer. Le pilote plongeait sous le capot dans une zone où les interventions mécaniques sont interdites. Auparavant, son moteur avait chauffé. Et se concentrant sur la température, Verschueren avait crevé dans la spéciale de Rumbeke. Malgré tout, le pilote Godrive ralliait l'arrivée au deuxième rang. Avant d'être exclu du classement. 

La deuxième place était récupérée par Bernhard Ten Brinke, disposant également d'une Skoda Fabia R5. Le Néerlandais effectuait une belle course. En fin d'épreuve, il se retrouvait toutefois sous la pression d'Andy Lefevere. Mais le spécialiste local se faisait surprendre et arrachait une roue de sa Mitsubishi. La troisième place finale revenait ainsi au Suédois Emil Bergkvist, pilote du team J-Motorsport, qui concluait ainsi avec brio une bonne séance d'essais sur l'asphalte. "Vendredi soir, j'ai commis une petite erreur sur un freinage. Cela me coûte la deuxième place, mais je suis extrêmement satisfait car j'ai bien progressé. Ce parcours est très difficile en raison des changements constants d'adhérence. Les types d'asphalte varient sans cesse. Je suis aussi impressionné par le niveau du Championnat de Belgique," expliquait le Suédois. Au terme d'une course très régulière, 

Melissa Debackere hissait sa Skoda Fabia R5 à une très belle 4ème place devant le Néerlandais Erik Wevers, qui disposait certainement avec sa Subaru Impreza WRC S14 de la voiture la plus performante du plateau. Mais Wevers manquait clairement de rythme, disputant son premier rallye de la saison. 

Suite à une crevaison en fin de course, Bob de Jong retombait à la 8ème place. La 6ème place était récupérée par Paul Lietaer, victorieux en Historic avec sa Subaru Legacy RS. La deuxième place de catégorie revenait à Gunther Monnens devant Pieter-Jan Maeyaert. 

En Junior BRC, Polle Geusens dominait les débats même s'il devait composer avec des ratés de moteur, ne parvenant même plus à dépasser en fin de rallye la vitesse de 150 km/h. Jelle Vermeire terminait au deuxième rang avec sa Ford Fiesta devant Sébastien Bedoret. 

Dans le RACB Rally Criterium, Bjorn Renier a imposé au terme d'un duel passionnant sa Renault Clio R3 devant la BMW M3 de Filip Lommers. Après neuf spéciales, la différence n'était que de 8"2. La troisième marche du podium revenait à Stefaan T'joens, en lice aussi pour la victoire en début de rallye.

East Belgian Rally - Cédric Cherain s’impose dans les Cantons de l’Est

« Ma plus belle victoire en Championnat de Belgique » 

Sur les spéciales naturelles de l’East Belgian Rally, Cédric Cherain a toujours été à l’aise. Déjà deux fois deuxième de l’épreuve, la première fois en Renault Mégane RS N4 (en 2011) et la seconde en Ford Fiesta R5 derrière la Hyundai i20 WRC de Thierry Neuville (en 2014), le pilote de Fléron s’est montré le plus fort ce samedi sous le soleil inondant les Cantons de l’Est. 

S’il n’avait commis une petite erreur dans la première spéciale, le pilote de la Skoda Fabia R5 de SAN Mazuin aurait peut-être même mené l’épreuve de bout en bout. « Parvenir à me montrer plus rapide que la WRC de Chris Van Woensel et surtout que Freddy Loix à armes égales, c’est évidemment le scénario idéal pour mon premier rallye avec cette Skoda, » jubilait légitimement Cédric. « J’ai vite trouvé mes marques avec la Skoda et, à plusieurs reprises, j’ai eu l’impression d’avoir réalisé la spéciale parfaite. C’est évidemment de très bon augure pour le Rallye du Condroz. »  

En tête de l’épreuve durant huit des treize spéciales, Chris Van Woensel pouvait nourrir quelques regrets, terminant à 24 secondes après sensiblement levé le pied dans les deux dernières spéciales. « Pour une raison que j’ignore, j’ai chaque fois perdu beaucoup de temps dans la spéciale de Saint-Vith, » reconnaissait le vainqueur de la manche précédente du BRC. 

Écarté de la course à la victoire par une pénalité de trente secondes, Freddy Loix n’a pu accrocher une septième victoire cette saison, mais il a assuré à Skoda le titre Constructeurs. Les trois objectifs de la saison sont donc atteints : « Je ne peux pas être déçu. Nous avons fait une superbe saison. La bagarre a été belle en début de rallye. Et puis, après cet incident qui nous a fait pointer en retard, je savais bien que la pénalité allait tomber à un moment ou l’autre. La course n’était dès lors plus la même, mais je dois reconnaître aussi que Cédric Cherain était vraiment très rapide aujourd’hui. » 

S’il n’a pu revendiquer une place sur le podium, Hans Weijs Jr n’en a pas moins livré une prestation remarquable sur sa Ford Fiesta R5. Quatrième, le Néerlandais a devancé à la régulière la Peugeot 208 T16 de Kris Princen. Pour le pilote Peugeot Belgique-Luxembourg, le constat était clair : « Je n’aurais pas pu faire mieux… J’ai bien roulé, sans faire d’erreur, mais ceux qui me précèdent étaient plus rapides. » 

S’il était devancé au général par la DS 3 R5 de Bob de Jong, Timothy Van Parijs s’offrait la victoire en RGT sur sa Porsche 997, conservant sa 7ème place pour moins de trois secondes devant la Mini RRC de Guino Kenis. Fermement décidé à gagner une place, Michaël Albert (Mitsubishi Lancer) parvenait à prendre lors des dernières spéciales le meilleur sur Stephan Hermann, une nouvelle fois impressionnant sur sa Fiat Punto. 

Du côté des Juniors, Polle Geusens s’est montré intraitable au volant de sa Ford Fiesta EcoBoost. Mais derrière, la bataille a fait rage avec en toile de fond la sélection pour la Finale du RNT Rally Challenge. En sortant de la route à deux spéciales du but alors qu’il était troisième, Sébastien Bédoret mettait fin au suspense. Auteur d’une très belle course qui le menait au deuxième rang en Junior, Romain Delhez n’était pas récompensé, au contraire de Jelle Vermeire. La troisième place s’avérait en effet suffisante pour permettre au pilote Ford de se classer troisième du Championnat Junior. 

En Historic, la victoire est revenue à Robin Maes (BMW M3). Troisième derrière l’Ascona 400 de Tom Van Rompuy, Dirk Deveux (Ford Escort) coiffe la couronne de Champion de Belgique Historic.

Rallye du Condroz - Breen, vainqueur incontesté

Pour sa première participation au Rallye du Condroz, l’Irlandais Craig Breen s’est imposé d’une manière autoritaire au volant de la Citroën DS3 R5 du Burton Racing. Auteur de 7 meilleurs temps sur les 22 que comptait l’épreuve, le pilote Citroën Racing s’est constamment maintenu aux avant-postes. 

Après avoir creusé un petit avantage sur son équipier Stéphane Lefebvre, le seul à avoir contesté la suprématie de Breen a été Cédric Cherain. Malheureusement, le vainqueur de l’édition 2015 est parti à la faute dans l’ultime tronçon chronométré de la journée de samedi. La voie était alors ouverte pour Breen qui a pu gérer son avance d’une bonne vingtaine de secondes sur Stéphane Lefebvre tout au long des 8 spéciales du dimanche. Stéphane Lefebvre échoue pour la deuxième année consécutive à la deuxième place de cette épreuve qu’il apprécie tant. Une mise en jambes un peu laborieuse et surtout une boîte courte pour la deuxième journée l’ont empêché de disputer la victoire à Craig Breen. 

En plus de Cherain, le rallye a été marqué par de nombreuses abandons: De Cecco (Peugeot 208 T16), Allart,(Skoda Fabia WRC) Baugnet (Ford Fiesta R5), et Delplace (Ford Fiesta R5), sur sortie de route, Duval (Hyundai i20 R5), Dilley (Hyundai i20 R5), de Mevius (Skoda Fabia R5), Vandewauwer (Porsche), Bouvy (Porsche) suite à des problèmes mécaniques. 

Partis un peu plus prudemment, un quatuor de pilotes, emmenés par Vincent Verschueren (Skoda Fabia R5) et Xavier Bouche (Skoda Fabia R5), s’est progressivement rapproché du podium. Auteur d’un joli sans-faute, Verschueren empoche finalement la 3e place devant Xavier Bouche. 

Yves Matton, très en verve le dimanche (trois meilleurs temps), échoue à la 5e place, empochant au passage le titre très officieux de premier pilote d’une voiture « WRC ». Manu Canal-Robles, qui disputait son tout premier rallye sur une WRC, a parfaitement géré la pression et les pièges du parcours pour terminer à une très encourageante 6e place. 

Pénalisé de 1’20’’ suite à un problème mécanique l’ayant contraint à sortir tard d’un regroup, Chris Van Woensel (Mitsubishi Lancer ex-WRC) doit se contenter de la 7e place, alors qu’il pouvait revendiquer la 4e. Après avoir réussi un beau rallye de Wallonie, Adrian Fernemont confirme à Huy qu’il a trouvé le mode d’emploi de sa Ford Fiesta R5 en terminant à une jolie 8e place, devant un Kris Princen (Peugeot 208 T16) retardé par une sortie de route et un embrayage cassé. Davy Vanneste (Ford Fiesta R5) complète le top 10. Juste derrière, Olivier Collard sort vainqueur d’une belle lutte entre pilotes Mitsubishi. Il devance finalement Anthony Martin et Michaël Albert, respectivement 11e, 12e et 13e. 

Victoire sans contestation en deux roues motrices pour Kevin Demaerschalk (Citroën DS3), 14e au général. Le nouveau pilote RNT Guillaume De Mevius a parfaitement réussi son entrée en matière au volant de la Peugeot 208 R2 aux couleurs belges en gagnant haut-la-main sa catégorie et en intégrant de bien belle manière le top 15. 

Excepté quelques spéciales neutralisées suite à des sorties de route sans gravité heureusement, cette 43e édition du Rallye du Condroz s’est déroulée de la meilleure des manières, avec un beau vainqueur, des consignes de sécurité respectées et une fois encore, la présence d’un très nombreux public.