2017

Rally van Haspengouw - Une finale marquée par le duel Verschueren-Abbring

Kris Princen et Peter Kaspers se sont donnés raison d’avoir opté pour la Skoda Fabia R5 cette année. Ils ont remporté comme prévu la première manche du Championnat de Belgique des Rallyes 2017 après avoir mené la course de bout en bout. ‘’Je comprends maintenant pourquoi c’était si difficile pour nous les deux dernières années,’’ commentait Kris en cours de journée. ‘’Avec la Fabia R5, il n’est pas nécessaire de prendre des risques pour être devant. Les conditions de course n’étaient pas faciles aujourd’hui mais nous n’avons pas connu de problème. Au final, notre avance n’est pas énorme mais c’est le risque quand on assure le résultat. On perd vite quelques secondes. Mais la victoire est dans la poche. Objectif atteint !’’ 

Alors qu’on attendait un duel Princen-Abbring, c’est finalement contre Vincent Verschueren que le pilote Peugeot Belux a dû se battre. Handicapé par un choix de pneus pas idéal en première boucle, Kevin a tout donné dans les deux suivantes pour essayer de revenir sur les deux pilotes de Fabia R5. 

A 3 spéciales de l’arrivée, il était revenu à 1’’4 de Verschueren. Mais celui-ci a alors superbement réagi, devançant Abbring de 3’’2 dans l’ES 10 et de 4’’0 dans le tour dernier chrono. Pour 8’’2, Verschueren offrait donc le doublé à Skoda. Et sous l’effet de ce palpitant duel, il aurait presque pu coiffer Princen sur le fil. 

"J'ai perdu la course à cause de mauvais choix de pneus," analysait Vincent à l'arrivée. "Dans la première boucle, j'utilisais des pneus qui n'étaient pas suffisamment retaillés, et dans la deuxième, mes pneus avaient trop de sculptures alors que les routes s'asséchaient." 

Benoît Allart (ES 4) et Polle Geusens (ES 5) éliminés par des sorties de route ou leurs conséquences, Bert Cornelis (DS3 R5) et Guino Kenis (Mini RRC) ont complété le Top 5 devant Melissa Debackere, retardée par une sortie de route en début de course. 

Derrière Franky Boulat, 6ème et autoritaire vainqueur en M-Cup, une belle lutte a opposé trois pilotes de tractions. Malgré des problèmes de suspension sur son Opel Astra kit car, Christophe Verstaen en a émergé devant Bastien Rouard, handicapé en début de course par des problèmes de boîte de vitesses, réapparus au plus mauvais moment, dans le dernier chrono, pour lui coûter une ou deux places. 

Le 3ème larron à se mettre en évidence en traction était Guillaume de Mevius. Auteur d’un début de course impressionnant, le Junior RACB a ensuite assuré la victoire dans la catégorie Junior, non sans signer le meilleur temps dans les 11 spéciales disputées. Profitant de la situation, Steve Vanbellingen est venu placer sa Mitsubishi Lancer EvoX en 9ème position après avoir été légèrement retardé, comme beaucoup d’autres, par une sortie de route durant la première boucle. Derrière de Mevius, la lutte a été chaude entre les ténors de la catégorie Historic, à savoir Gunther Monnens (Ford Escort), Stefaan Prinzie (Opel Ascona 400) et Robin Maes (BMW M3), qui ont terminé dans cet ordre. Si Prinzie a été pénalisé par une commande de boîte défectueuse et Maes par un problème de taille de pneus non autorisée, Monnens a beaucoup de mérite d’avoir réussi à imposer une Escort moins puissante sur ce type de parcours. Notons encore que Jelle Vermeire, Stijn Pacolet, Pierre Vauterin, Niels Reynvoet et Andy Dewallef ont complété le classement Junior.

Spa Rally - Benoît Allart après la disqualification de Cédric Cherain

Le Herock Spa Rally 2017 s’est achevé par un invraisemblable coup de théâtre : alors qu’il avait quasi course gagnée, Kris Princen (Skoda Fabia R5) est parti en tonneaux dans la dernière spéciale, offrant sur un plateau la victoire à Cédric Cherain (Citroën DS3 RRC) qui s’impose devant Benoît Allart et Vincent Verschueren (tous deux sur Skoda Fabia R5). Marquée par une impressionnante série d’abandons, cette troisième édition a également couronné Stefaan Prinzie-Sharon Vermeulen (Opel Ascona 400) en HBRC et Deflandre-Lambert (Porsche 911) en VHRS.


On savait le parcours du Herock Spa Rally, très sélectif, la météo l’a rendu encore plus exigeant ! Une simple énumération des abandons ayant frappé des candidats aux premières places suffit à le prouver. Dès vendredi soir, alors que la pluie ne s’était pas encore invitée sur la région spadoise, Cédric De Cecco (Peugeot 208T16 R5-moteur), Guillaume de Mévius (Peugeot 208 R2-moteur) et Mickael Albert (Skoda Fabia WRC-allumage) manquaient déjà à l’appel ; quant à Adrian Fernémont (Ford Fiesta R5-flexible de freins), il décidait de ne pas repartir samedi matin, estimant que son retard l’empêchait de tenir le rang qu’il espérait.  

Cascade d’abandons 

Disputée sur des routes détrempées, la seconde journée tournait à l’hécatombe : Ludovic Sougnez (Mitsubishi EvoX-embrayage), Chewon Lim (Hyundai i20 R5-biellette cassée) et Guillaume Dilley (Skoda Fabia R5-double crevaison) quittaient la scène durant la boucle initiale ; ils étaient rejoints par… le leader Kevin Abbring (Peugeot 208T16 R5-touchette et moyeu cassé) dans le deuxième passage à Wanne où il avait déjà frôlé la correctionnelle en matinée lorsqu’il avait visité un fossé. Et la liste des abandons ne s’arrêtait pas là : Mélissa Debackere (Skoda Fabia R5-roue arrachée), Guino Kenis (Mini JCW-flexible de freins), Pieter-Jan Maeyaert (Ford Fiesta R5-sortie), Kevin Demaerschalk (Citroën DS3 R5-soucis électroniques) et Patrick Snijers (Porsche 997 GT3-moral en berne après avoir subi plusieurs pénalités routières) se retrouvaient également sur la touche. 

Les concurrents des plus petites catégories n’étaient pas épargnés, à l’image de Pierre Hubin (Citroën DS3 R3-tonneau), Didier Bosseloir (Honda Civic R3-sortie) et Amaury Molle (Citroën DS3 R3-radiateur percé) dont la course s’achevait prématurément. Rebondissement Se tenant à l’affut derrière Kevin Abbring dont il s’était rapproché à une vingtaine de secondes grâce à un excellent chrono dans la première Clémentine, Kris Princen (Skoda Fabia R5) profitait du retrait du pilote néerlandais pour s’emparer du commandement et semblait filer vers une deuxième victoire 2017, précieuse dans l’optique du championnat. Mais tous ses rêves s’évanouissaient quand il partait en tonneaux dans cette même Clémentine, l’ultime tronçon chronométré qu’il avait abordé avec plus de 20 secondes d’avance sur son poursuivant.   

Ayant sonné la charge pendant toute la journée et prenant de plus en plus confiance sur les routes boueuses, Cédric Cherain héritait in extremis de la victoire : « Je suis évidemment heureux de l’emporter mais je veux d’abord avoir des nouvelles de Kris et Peter », expliquait-il au flying finish. 

Une fois rassuré, le vainqueur savourait pleinement ce verdict qui tombe à pic : « Je m’aligne au coup par coup sans viser le titre et dans cette optique, une victoire est précieuse pour tenter de persuader des partenaires de miser sur moi pour d’autres rendez-vous. Ici, je suis mal parti en commettant une erreur dans la spéciale d’ouverture mais samedi, j’ai trouvé des conditions qui me convenaient bien : j’adore ces spéciales très naturelles, et la boue ne me gêne pas. J’ai donc attaqué pour maintenir Kris sous pression, avec le résultat qu’on connaît. Après le Wallonie, le Condroz et l’East Belgian, je m’impose à Spa, la quatrième grande épreuve wallonne. Ce succès me comble d’autant plus qu’il a été conquis sur des routes où je venais en spectateur quand j’étais gamin… »   

La deuxième place revenait à Benoît Allart (Skoda Fabia R5), auteur d’une course régulière et intelligente qui lui permet d’effacer la désillusion du Haspengouw : « Voulant retrouver la confiance et reprendre du rythme, je ne me suis pas trop tracassé de ma position au classement et j’ai évité tous les pièges. Au final, c’est un peu l’histoire du lièvre et de la tortue : je n’étais pas le plus rapide mais je finis 2ème ! »  

On pointait ensuite Vincent Verschueren (Skoda Fabia R5) bien remonté après ses mécomptes vendredi soir (un tour de trop dans la spéciale du circuit), Armand Fumal (Citroën DS3 R5) crédité d’une belle prestation pour son retour aux affaires, et Frédéric Bouvy (Porsche 997 GT3), auteur d’un véritable exploit avec cette cinquième place – assortie d’un succès en deux roues motrices – au volant d’un engin pas spécialement adapté à ce genre d’exercice.   

Le top 10 était complété par Jochen Claerhout (Porsche 997 GT3), Bastien Rouard (Citroën DS3 R3) impressionnant chef de file du « gang des tractions », Marc Duez (Porsche 997 GT3) ravi de se retrouver aussi bien loti, Steve Vanbellingen (Mitsubishi EvoX) à nouveau au rendez-vous comme au Haspengouw, et Romain Delhez (Opel Adam R2) superbe vainqueur chez les Juniors.


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DISQUALIFICATION : BENOIT ALLART VAINQUEUR

Ce n’est pas Cédric Cherain mais Benoît Allart qui a été finalement déclaré vainqueur du Spa Rally. Au terme du contrôle technique, le classement officiel du rallye avait été officialisé sous réserve, les pneus de Cédric Cherain et Armand Fumal ayant été emportés pour un examen ultérieur. 

Il ressort de l’examen que ces pneus ne sont pas conformes à l’article 60.1.1 du Règlement sportif du Belgian Rally Championship. La Commission sportive a décidé en date du 22 mars de disqualifier à la fois Cédric Cherain et Armand Fumal.

La discussion concerne les pneus Pluie de Pirelli, homologués par la FIA pour le Championnat du Monde des Rallyes, mais qui ne sont pas homologués pour les championnats régionaux. En fait, la FIA n’a pas mis à jour la liste des pneumatiques autorisés pour 2017 et ces pneus Pirelli ne figurent donc  pas sur la liste. Cette liste des pneus pouvant être utilisés dans les championnats régionaux constitue la base de l’Annexe V du règlement technique.  

La disqualification prononcée pour l’utilisation de pneus non-règlementaires a pour conséquence que Benoît Allart est déclaré vainqueur de l’épreuve devant Vincent Verschueren et Frédéric Bouvy, qui termine sur le podium avec sa Porsche.  Afin de clarifier la situation, la décision de la Commission sportive n’est nullement la conséquence de la réclamation déposée par Vincent Verschueren en cours d’épreuve contre Cédric Cherain, Armand Fumal et Pieter-Jan Maeyaert. 

Cette plainte avait en effet été déclarée irrecevable car elle concernait 3 concurrents. Cette réclamation était donc considérée infondée. Au moment du dépôt de la plainte, les commissaires techniques enquêtaient déjà sur la conformité de ces pneus Pirelli. Et c’est cette enquête qui a finalement mené à la décision prise. 

TAC Rally - Le rallye parfait de Vincent Verschueren

Dominer du départ à l’arrivée "son" rallye. Vincent Verschueren ne pouvait rêver d’une plus belle première victoire en Championnat de Belgique des Rallyes. Le pilote de Zingem a remporté à 37 ans sa première grande victoire en BRC. Vincent Verschueren a ainsi souligné ses ambitions de titre. Sur les routes de Flandre occidentale, il a dominé tout au long des 14 spéciales son principal rival pour le titre, Kris Princen.
C’est sous un beau soleil printanier que s’est déroulée cette troisième manche du Championnat de Belgique des Rallyes. Mais la météo clémente n’a pas souri à Kevin Abbring. Faisant figure de favori également, le Néerlandais a dû renoncer avant même la première spéciale sur la Peugeot 208 T16 de Peugeot Belgique-Luxembourg. En matinée, Vincent Verschueren profitait aussi des nappes de brouillard sur la région de Tielt pour creuser un petit écart sur Kris Princen, son rival pour le titre encore en course. Alors que Princen misait sur des pneus durs, Verschueren optait pour des tendres et il pouvait faire la différence. Ces 15" engrangées sur les quatre premières spéciales, Princen n’allait jamais pouvoir les résorber. Au terme d’un final haletant, Vincent Verschueren remportait sa première victoire au général avec 8" d’avance sur Kris Princen. 

"Cette première victoire me ravit. Pas seulement pour moi-même, mais aussi pour toute l’équipe Godrive, pour Veronique, ma copilote, et pour Gaby Goudezeune, sans qui rien n’aurait été possible," reconnaissait Vincent Verschueren, particulièrement ému. "Je n’ai jamais douté lors des dernières spéciales. Notre voiture a été parfaite. Je suis originaire de Flandre orientale, mais je considère malgré tout le TAC Rally comme mon épreuve à domicile. Cette victoire n’en est que plus belle." 

Avant le départ, Kris Princen aurait signé pour une deuxième place. Voici quelques jours seulement, sa participation était très incertaine en raison d’une côte brisée. "Je n’ai pas souffert et je ne vais certainement pas utiliser cette blessure comme excuse. Ce matin, je suis parti avec des gommes trop dures. Ma confiance n’était pas non plus optimale après notre sortie à Spa. C’est à ce moment-là que j’ai perdu le rallye. Mais nous nous sommes bien amusés car nous avons attaqué toute la journée," reconnaissait sportivement Kris Princen. 

Pendant tout le rallye, la bataille a fait rage pour la troisième place. Lors de la première boucle, Melissa Debackere cassait un bras de suspensions sur sa Skoda Fabia. Ensuite, c’était la pompe de DA de la DS 3 R5 de Bert Cornelis qui rendait l’âme. Au final, Tim Van Parijs s’offrait un superbe podium avec sa Porsche 997 GT3, même s’il vivait une fin de course assez stressante : "Dans la dernière spéciale, j’ai subitement perdu la pression dans le pneu arrière droit. En contrôlant, on a vu que la jante était fêlée. J’ai donc terminé en roulant calmement. Heureusement, nous avons pu conserver notre place sur le podium même si Lietaer est revenu à 4 secondes." 

Avec son team, Tim Van Parijs amenait quatre Porsche à l’arrivée dans le Top 12 ! 

La 4ème place finale revenait à Paul Lietaer sur sa Subaru Legacy RS. Lietaer remportait évidemment la bataille en championnat Historic. Cette 4ème n’en était pas moins un véritable exploit : "Aujourd’hui, j’ai découvert le vrai potentiel de la Subaru. Le set-up était bon et j’ai pu pleinement attaquer. Je pense que nous sommes prêts pour la bagarre au Ypres Historic Rally !" 

Après un départ prudent, Polle Geusens ralliait l’arrivée à une belle 5ème place à 4"8 de Lietaer, profitant d’une erreur en fin de parcours de Pieter-Jan Maeyaert, qui passait ainsi de la 4ème à la 28ème place finale.  Le Top 10 était complété par Guino Kenis, sixième sur sa Mini RRC, Chris Van Woensel, qui ramenait sans encombre la Porsche Croky à l’arrivée, Benoît Allart, Claudie Tanghe et Bruno Parmentier. 

Du côté des Juniors, le favori, Guillaume de Mevius, sa laissait surprendre dès la première spéciale. Sébastien Bédoret, vainqueur du Junior Award, remportait la bataille en RC4 devant Pierre Vauterin et Tobias Brüls. 

En Historic, personne n’a pu rivaliser avec Paul Lietaer. Dirk Vermeirsch terminait au deuxième rang sur sa Ford Sierra Cosworth. Candidats au titre, Robin Maes et Stefaan Prinzie ont respectivement terminé troisième et quatrième, séparés par seulement 5"6.

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Rallye de Wallonie - Premier succès pour un étranger avec Kevin Abbring

99 équipages ont pris part, ce week-end, au rallye de Wallonie. Une 4e manche du championnat de Belgique marquée par la victoire du Hollandais Kevin Abbring au volant de sa Peugeot 208T16. Une première en 34 éditions.
Même si le soleil ne s'est réellement invité que ce dimanche, la météo n'aura pas été un élément déterminant, ce week-end, à l'occasion du rallye de Wallonie. Une 34e édition marquée par une sortie de route abondamment relayée par les réseaux sociaux et certains médias mais si deux spectateurs ont effectivement été blessés, de bonnes nouvelles à leur sujet ont rapidement rassuré les organisateurs et tout le petit monde du rallye. 

Sportivement, on retiendra de cette 4e manche du championnat de Belgique qu'elle a permis au Hollandais Kevin Abbring d'imposer la Peugeot 208T16 face à une concurrence redoutable tout en y signant la première victoire d'un pilote étranger. Il a réussi là où ses compatriotes Rocco Theunissen (2000 et 2002), Erik Wevers (2004) et Denis Kuipers (2013) mais aussi le Suédois Walfridsson (en 1987...) ont tous dû se contenter du premier accessit. 

Un pilote qui n'en était pas à son coup d'essai à Namur : « Non, j'étais déjà venu dans le cadre de la Coupe Clio internationale en 2009. Depuis les reconnaissances, j'avais un bon sentiment quant à cette épreuve. Le seul reproche que je pourrais faire, c'est de faire passer les concurrents trois fois dans les mêmes spéciales. Pour le reste, l'organisation était au top et j'ai aussi apprécié que les forces de l'ordre nous aident dans le trafic urbain. Quant à cette victoire, je la dédie au team qui a beaucoup travaillé et qui la mérite vraiment !  C'est motivant pour la suite même si ce sera dur pour le titre...». Notons encore qu'à ses côtés dans le rôle du copilote, Pieter Tsjoen a cueilli, lui, un... 9e succès à Namur après les huit acquis au volant entre 2001 et 2012 ! 

A l'exception des toutes dernières spéciales, le pilote Peugeot n'a pourtant jamais pu baisser le rythme. Il s'est d'ailleurs montré le meilleur performer (10 « scratches ») mais la concurrence n'était jamais bien loin. A commencer par Vincent Verschueren, à qui la 2e place semblait promise avant qu'une crevaison le rejette hors du podium dimanche matin mais qu'il y remonte in extremis (3e) aux dépens de Guillaume Dilley, retardé en toute fin de rallye par des soucis moteur sur sa Hyundai i20. On retiendra que lui et Ghislain de Mévius, excellent 2e et premier régional, se sont livré un duel d'une rare intensité tout ce week-end et que la Hyundai a fait montre de bonnes aptitudes, à défaut d'une fiabilité parfaite. Kevin Demaerschalk a joliment complété le top 5 au volant de sa DS3 Evo. 

Plusieurs autres pilotes de R5 se sont mis en évidence mais ont connu divers soucis : Xavier Bouche (premier leader mais démoralisé ensuite par une pénalité), Benoît Allart (4e avant une sortie de route) ou Cédric Cherain (3e avant d'abandonner des suites d'une sortie de route) tandis que le régional Adrian Fernémont a terminé sur les chapeaux de roue à la 6e place après une entrée en matière difficile (crevaison, soucis de freins...) mais après avoir pris le meilleur sur Geusens, De Cecco, Debackere et Schilt notamment.

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Sezoensrally - Kris Princen l’emporte au terme d’un final animé

Verschueren, Allart et... Boxoen piégés par une pierre


Comme souvent déjà par le passé, le Sezoensrally, cinquième manche du Belgian Rally Championship, s’est joué en fin de journée. Pendant 12 spéciales, le duel pour la victoire a été passionnant entre Vincent Verschueren et Kris Princen. Au départ de la treizième spéciale, l’écart entre eux n’était plus que de 2,5. Et c’est précisément à ce moment-là que la course basculait. Verschueren heurtait une grosse pierre et brisait la suspension de sa Skoda Fabia R5. Il devait renoncer. Kris Princen en profitait pour s’offrir sa deuxième victoire de la saison après avoir remporté le Rally van Haspengouw. Au classement du BRC, le Limbourgeois revient à 8 points de Verschueren, toujours leader du championnat. 

"Cette victoire fait vraiment du bien car nous nous sommes battus toute la journée", reconnaissait Kris Princen. "Pendant tout le rallye, nous avons roulé le couteau entre les dents. Cette fois, la chance était de notre côté. Avant cette spéciale de Peer, j’avais réduit mon écart. Nous savions tous les deux que nous allions attaquer au maximum dans cette spéciale encore. Dans mes notes, j’avais pour indication de ne pas couper dans ce virage à gauche. Je savais qu’il y avait une pierre. La lutte pour le titre est relancée." 

Pour Verschueren, auteur de la majorité des meilleurs temps, cet abandon en vue de l’arrivée était difficile à avaler. "J’étais le premier concurrent disposant d’une voiture aux voies larges à passer dans ce Gauche et je devais conserver la roue droite dans la trace, sous peine de risquer la sortie de route à cause des graviers. Nous étions peut-être un centimètre trop à la corde et nous avons touché cette grosse pierre. Le choc a été violent. L’amortisseur est passé à travers le capot. C’est vraiment dommage, mais nous prendrons notre revanche à Ypres", concédait Vincent Verschueren. 

Geusens sur le podium 

La deuxième place finale est revenue à Polle Geusens, qui signait ainsi son meilleur résultat en Championnat de Belgique. "Je voulais me montrer à l’occasion de mon rallye à domicile et ça a fonctionné", souriait Polle Geusens, dont l’assistance à Bocholt était assurée par des trois frères et quelques amis. "Cette deuxième place n’en est que plus belle. Je n’aurais jamais osé espérer signer ce résultat. Nous avons dû travailler jusqu’à jeudi soir pour que la voiture soit prête." 

Pour la troisième année consécutive, Stephen Wright s’offrait un podium dans le Limbourg. Cette fois, le jeune Irlandais ne trouvait pas le bon rythme sur sa Ford Fiesta R5: "Je n’ai pas aussi bien roulé que l’an dernier, où j’étais dans le coup dès le départ. Je me préparais à me contenter de la cinquième place, mais je suis remonté au classement quand les autres sont partis à la faute", reconnaissait Wright, qui offrait un joli résultat à son copilote, originaire de Bocholt. 

Jonas Langenakens terminait juste au pied du podium. Le pilote de Landen se satisfaisait de ce résultat : "Nous terminons avec notre Mitsubishi derrière trois R5. Je dois donc être content. Je me suis bien amusé et il n’était pas possible de faire mieux."  

La pierre qui éliminait Verschueren faisait encore d’autres victimes. Achiel Boxoen, le poulain de Freddy Loix, brisait la direction de sa Skoda, perdant ainsi sa 7e place. Benoît Allart parvenait à terminer la spéciale avec une direction cassée, mais il perdait une place au classement et devait se satisfaire du cinquième rang. "C’est une saison à oublier. La malchance continue à nous poursuivre. Cette cinquième place n’est malgré tout pas si mauvaise puisque je n’en suis qu’à ma deuxième participation à Bocholt. Rouler sur cette terre, c’est vraiment spécial", reconnaissait Benoît Allart. 

De Mevius fait forte impression  

Dans le cadre du Junior BRC, Guillaume de Mevius a réalisé le sans-faute tout en impressionnant les suiveurs. Avec sa Peugeot 208 R2 noir-jaune-rouge, Guillaume terminait à la 6e place du classement général, un résultat qui lui a permis d’engranger un maximum de points en Junior BRC ainsi que le Junior Award. "C’était ma deuxième participation au Sezoensrally et cela reste particulièrement amusant de rouler sur la terre avec une voiture qui est en fait réglée pour l’asphalte", jubilait Guillaume de Mevius, victorieux du classement Junior BRC avec une avance de pas moins de 4'14" sur Jelle Vermeire.  

En M-Cup, la course a été dominée de bout en bout par Wim Muilwijk. Après avoir tapé une bordure, Franky Boulat, le leader du classement, devait se contenter de la 4e place derrière Bert Truyens et Tom Ceuppens. 

En Historic, le spécialiste local Gunther Monnens s’est montré intraitable avec son Escort. Le duel face à Robert Droogmans n’a jamais eu lieu puisque ce dernier devait renoncer dès la deuxième spéciale après un bris d’embrayage. La deuxième place en Historic revenait à Robin Maes devant Dirk Deveux. Guino Kenis et Tom Van Rompuy devaient garer prématurément leur BMW M3.

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